Mercredi 24 juin 2009

Lundi 22 juin, mon mari et moi sommes allés au zoo de Beauval, qui existe depuis 1980.

Dès notre arrivée, nous nous sommes dirigés vers le lieu du spectacle qui débutait à 11H30 (le même se déroulait à 16H30). Là, nous avons admiré les rapaces évoluant d'un point à l'autre, dirigés par des fauconniers. C'était beau et intéressant, mais un peu fouillis et long. La seconde partie du spectacle met à l'honneur les otaries, dont King est la plus grosse (voir photo).



Tout cela était avant tout destiné aux enfants, qui occupaient très majoritairement les gradins (1500 places disponibles). D'ailleurs, en ce lundi, plusieurs classes étaient venues au zoo.

Après avoir fait tamponner nos poignets à une boutique, afin de pouvoir sortir déjeuner à une des aires de pique-nique devant l'entrée (il est interdit de manger dans le parc en dehors des restaurants et toute sortie est définitive), nous nous sommes mis à la visite proprement dite...

 


... et nous n'avons pas été déçus. Le parc est extrêmement bien aménagé, les animaux très bien entretenus et le sens de la visite plutôt judicieux. C'était génial. Ce qui nous a le plus plu sont les félins (le zoo est le premier en Europe à accueillir à la fois des lions blancs et des tigres blancs), les grands flamants rouges de Cuba, la serre tropicale aux oiseaux, les hyènes aux talents comiques, la girafe qui mangeait très près de nous, les gorilles, les petits singes-lions et empereurs (je ne me rappelle plus les noms exacts), les tapirs et fourmiliers, les okapis et les amusants suricates...


Des flamants de Cuba avec des flamants du Chili (plus petits et roses)

 


une famille de gorilles

 

Un okapi

Nous étions au plus près des animaux, car l'on peut les voir dans leur box ou à l'extérieur à travers des vitres le plus souvent. C'était exceptionnel.

Les manchots étaient drôles aussi.



Mais les stars du zoo sont les deux seuls koalas visibles en Europe. Le superviseur du parc, qui est également l'animateur du spectacle, avait déclaré devant les caméras de Trente millions d'amis, non sans un certain agacement comique, que ces charmantes petites bêtes se nourrissaient exclusivement d'eucalyptus, végétal qui ne comporte aucune qualité nutritive pour aucun autre animal et qui peut même s'avérer être un poison pour certaines espèces. Le parc fait donc venir spécialement pour les petits marsupiaux des branches de différentes sortes d'eucalyptus; une seule sorte ne suffit pas à l'alimentation des koalas, qui sélectionnent rigoureusement quelques feuilles sur chaque branche. Et le reste de la branche, ils la finiront bien plus tard..? Et bien pas du tout, une fois que M. ou Mme Koala a mangé toutes les feuilles qui l'intéressaient, la branche délaissée pour une autre est juste bonne à mettre à la poubelle, parce que l'animal n'en voudra plus. C'est ainsi une petite fortune qui est gaspillée puisque le transport de l'eucalyptus, ainsi que l'eucalyptus lui-même, reviennent très cher. Tout cela, notre sympathique homme ne semblait pas le savoir avant d'en faire l'amère constatation, me faisant bien rire devant ma télé.

Si vous voulez voir ces petites bêtes en dehors de leur période de sommeil (80 % de leur vie...), c'est à 11H30 que cela se passe, à l'autre bout du parc !



La visite nous a pris environ quatre heures (sans compter le spectacle qui dure une heure), sans qu'on l'on se presse ni s'attarde.

A noter que tout est fait pour les enfants : des aires de jeux, des espaces didactiques avec dessins et photos, des panneaux d'explications spéciaux en plus de ceux plutôt destinés aux adultes...

De plus, une campagne de sensibilisation est subtilement organisée tout au long du parcours pour nous informer sur les espèces en voie d'extinction.

Il y a assez de coins WC (propres) et des poubelles (une pour le verre et une pour le reste côte à côte) sont disposées un peu partout...

Seul petit bémol, les produits proposés dans la boutique ne sont pas tous du meilleur goût; il nous a été très difficile de trouver de jolis souvenirs ayant pour thème les félins et en particulier les lions.



La visite du zoo de beauval est un très beau souvenir. Nous avons pris sans nous en rendre compte plusieurs centaines de photos et en les passant en revue elles ne traduisent pas toutes la richesse de ce que nous avons pu admirer !

Le site internet du zooparc de Beauval : http://www.zoobeauval.com/

Gabrielle Causse,

le 23 juin 2009.

Photos de l'auteur et de J.M., demander l'autorisation pour les utiliser.


 

Par Gabrielle - Publié dans : spectacle-visite-séjour-voyage
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Jeudi 28 mai 2009
 
Note avant lecture : les voyelles avec un accent circonflexe se prononcent
dans une émission de voix plus longue, comme si la lettre était doublée.

 

Le bunrakubounlakou ») est un spectacle de marionnettes particulières, conçu pour les adultes, même si les enfants peuvent y assister. Devant de véritables décors théâtraux, trois hommes dirigent le personnage en scène alors qu'un récitant conte une histoire complexe sur fond de shamisen (un luth japonais à trois cordes).

Les spectateurs, qui sont à 70 % des spectatrices, sont attentifs au moindre mouvement de la marionnette très sophistiquée. Ils oublient ceux qui l'articulent, dont deux sont masqués et vêtus de noir afin de se fondre dans l'obscurité. Le troisième manipulateur, l'omozukaiomozoukaï »), est bien visible, ce qui peut être déroutant pour un occidental.

 

Si une représentation dure entre huit et neuf heures au Japon (!), elle est réduite à environ une heure trente en France.

Les histoires se déroulent souvent lors de la période des Tokugawa (une dynastie de shoguns qui dirigèrent le Japon de 1603 à 1867) et des personnages historiques sont le plus souvent représentés sur scène.

Les récits, jôruri (« djoolouli »), sont écrits et déclamés par des moines itinérants à l'origine, qui accompagnaient leurs mots en jouant du biwa, instrument remplacé depuis par le shamisen.

Le tayû est le récitant ; ce qui compte le plus pour le public japonais est la qualité de son interprétation, car il doit faire porter sa voix dans des salles de plusieurs centaines de personnes et savoir jouer tous types de personnages.

 

Les marionnettes sont de grandes poupées articulées qui mesurent entre 1m20 et 1m50.

L'omozukai, le marionnettiste principal du spectacle, est en charge de la tête et du bras droit de la poupée.

L'ashizukai (« achizoukaï ») s'occupe des jambes et le hidarizukai (« hidalizoukaï ») de la main gauche.

Aucun des trois ne répète avant la représentation : leur pratique de cet art est telle qu'ils n'en ont pas besoin. Ils ont appris le bunraku dans une grande école, pendant deux années, mais beaucoup plus de temps leur sont nécessaires pour maîtriser leurs gestes à la perfection- ils sont en constant apprentissage. Leur but est de donner l'impression que la marionnette évolue seule, qu'elle est un être vivant.

Seuls les hommes peuvent effectuer la formation de deux ans, mais quelques femmes réussissent à se faire une place dans ce milieu, en tant que tayû ou bien manipulatrices de poupées plus petites (voir photo suivante : ce n'est plus tout à fait du bunraku. Il existe également un autre art se concentrant uniquement sur l'histoire racontée et la musique, sans poupée).

Les deux autres marionnettistes sont en général accroupis, tandis que l'omozukai est perché sur de grands talons. Le manipulateur principal peut très bien devenir ashizukai ou hidarizukai et inversement : chaque marionnettiste tient son rôle pour telle histoire, mais n'est pas cantonné à une des trois fonctions seulement.

La musique, le narrateur, le visage de la poupée, autant de façons de rendre les émotions... En 2003, le bunraku a été classé par l'Unesco au patrimoine oral et immatériel de l'humanité.

Gabrielle Causse,

le 27 mai 2009.

Par Gabrielle - Publié dans : Japon - Communauté : Voyages et culture Japonaise
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Dimanche 17 mai 2009

Notre cerveau ne retient que ce qui est essentiel à notre survie ; toujours à l'affût, il est toujours en attente de quelque-chose d'inhabituel.

Il filtre donc les informations et ne compte pas retenir les leçons ennuyeuses, il ne veut pas que notre mémoire stocke des informations « inutiles » qui épuiseraient des ressources déjà rares !

Ainsi, notre cerveau croit nous faire un gros cadeau en mettant spontanément à la trappe ce que nous cherchons laborieusement à apprendre !

*Pour apprendre quelque-chose, il faut généralement dans un premier temps comprendre et, dans un second temps, faire en sorte de ne pas oublier. Et ce n'est pas une mince affaire, lorsque la motivation manque... Il faut s'adapter au rythme de l'élève, pour progressivement l'amener à prendre un rythme plus soutenu.

Le professeur peut :

-permettre à l'élève de visualiser, grâce à un contenu illustré : les images permettent de mieux comprendre et sont en outre plus faciles à mémoriser que les mots (cela peut aller jusqu'à 89 % d'amélioration de l'apprentissage selon des études sur le rappel et le transfert).
Il faut placer l'image au plus près du texte auquel elle se rapporte.
Une seule image peut remplacer plus d'un millier de mots ! Les personnes et les animaux marquent plus l'esprit que les choses.

-adopter un style conversationnel, personnalisé à l'élève. Si on s'adresse directement à lui, l'apprenant se souviendra mieux de ce qu'il doit savoir (jusqu'à 40 % d'amélioration de la mémorisation). Raconter une histoire, parler de façon non formaliste...

-donner à réfléchir. Le principal est de motiver l'élève ; pour cela lui faire résoudre des énigmes, lui proposer diverses activités, permettent de mettre en pratique les connaissances acquises et de les développer.

-aiguiser la curiosité, conserver l'attention de l'élève : intéresser passe par étonner, tous les conseils précédents peuvent être utiles pour cela.

-lui faire répéter la leçon en convoquant plusieurs sens : lui faire l'expliquer à voix haute, dans ses propres mots, lui montrer des images explicatives... L'élève doit, lorsqu'il passe du temps à faire ses devoirs et apprendre, se lever de sa chaise de temps en temps, pour boire, s'étirer...

-trouver une façon inattendue (mais appropriée évidemment) de lui expliquer son cours. Efficacité garantie, surtout si le ton est celui de l'humour.

-multiplier les points de vue : l'élève, obligé de considérer le thème en profondeur, sera plus à même de s'y intéresser et de comprendre tout en apprenant. Cette méthode est particulièrement valable en philosophie par exemple.

-Enfin, comme dit précédemment, mémoriser efficacement dépend en grande partie du contenu émotionnel de ce qu'il y a à retenir. La surprise, l'amusement, la curiosité, la satisfaction de résoudre un problème compliqué, autant d'émotions facilitant l'apprentissage.
Les exercices proposés à l'élève doivent être difficiles, mais faisables.

Tout cela augmente les capacités d'apprentissage, en sollicitant les sens et les deux hémisphères du cerveau.
En fait, plus le cerveau crée de connexions cérébrales et plus il « se dit » : « cela doit être essentiel, je vais donc faire une place dans la mémoire pour cela. ».
Par contre, il serait contre-productif de donner trop à connaître en une fois.

J'espère vous avoir un tant soit peu donné des pistes, et je serai heureuse d'avoir vos suggestions, vos propositions...

Gabrielle Causse Michelet,
dimanche 17 mai 2009.

Par Gabrielle - Publié dans : enseignement
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Mercredi 13 mai 2009
Ponyo sur la falaise est un rendez-vous immanquable pour qui aime à la fois le cinéma et le dessin manga. Et ce, à plus d'un titre. Plus qu'un dessin animé ultra-traditionnel dans sa réalisation, il s'agit d'un véritable long-métrage, dense, émouvant, drôle, surprenant, effrayant, poétique, lyrique même, compréhensible et appréciable par tous de sept à plus de 77 ans ; pour peu qu'une part d'enfance subsiste en soi, il est presque impossible de ne pas aimer Ponyo sur la falaise. L'enfance est le lien entre nous, spectateurs, et le réalisateur Hayao Miyazaki, qui nous livre une version originale au possible du conte d'Andersen, La Petite Sirène. L'histoire est toutefois si différente que je ne ferai aucune comparaison entre les deux.
Ne succombant pas aux sirènes de la facilité (jeu de mot involontaire, « désolé »), le mangaka japonais peint rêves ou cauchemars entièrement à la main, assisté d'une équipe surdouée.

Susoke est un petit garçon vivant avec sa mère dans une villa au sommet d'une falaise, située au bord de la mer, dans laquelle ne se plaît guère une princesse « préservée » jalousement par son sorcier de père. Décidant de s'émanciper, la fillette-poisson manque de mourir dans son évasion au milieu d'immondices souillant l'eau ; elle se coince dans un petit bocal. C'est alors qu'intervient Susoke, qui la libère et décide de veiller sur elle. Il la baptise « Ponyo ». Le poison rouge à tête humaine est gourmand et préfère par-dessus tout autre chose dévorer le jambon du sandwich du garçon !
Malheureusement, le père de Ponyo, ancien humain dégoûté par l'irrespect des hommes envers l'environnement, veut la ramener coûte que coûte parmi les siens : elle pourrait mettre à mal l'équilibre des éléments, avec son désir de vivre sur terre ! Aucun méchant n'existe donc dans cette fable.
Musique classique (Wagner), habituel déluge imaginatif...Miyazaki nous berce par ce conte fortement teinté d'écologie.

Plus enfantin que la précédente œuvre de l'auteur, Le Château ambulant, moins long, ce dessin-animé est parfois un peu ennuyeux (cela n'engage que moi !), peut-être à cause d'un manque de rythme de l'histoire.
Une chose m'a étonnée : le garçon appelle sa mère par son prénom ! C'est un peu déroutant.

Je conseille en tout cas vivement un voyage dans l'univers des films des studios Ghibli :

*Le Château dans le ciel (1986)
*Mon voisin Totoro (1988)
*Kiki, la petite sorcière (1989)
*Porco rosso (1992)
*Princesse Mononoke (1997)
*Le voyage de Chihiro (2001)
et le Château ambulant (2004)
Si vous le pouvez, il vaut mieux voir Ponyo sur la falaise au cinéma, ça vaut le coup !

Gabrielle Causse, le 15/04/2009
Ponyo sur la falaise (***/****)
Par Gabrielle - Publié dans : cinéma
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Mercredi 13 mai 2009



*Japon*Message d'invitation à découvrir le magazine gratuit "Kawaii!"
Par Gabrielle - Publié dans : Kawaii - Communauté : Nos LOIsirs CRéaTifs KAWAII
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